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UNBCI: Quels acteurs des nouveaux médias dans la lutte contre le terrorisme ?

 

Depuis plusieurs jours l’alerte avait été lancé. Il fallait le faire; les appels téléphoniques et les mails fusaient de partout. Personne ne voulait se faire raconter cette énième rencontre de l’Union Nationale des blogueurs de Côte d’Ivoire (UNBCI) en collaboration avec Konrad Adenauer Stifung.

Avec un thème aussi évocateur, les jeunes blogueurs et faiseurs du web ivoirien se sont réuni ce 25 Avril 2016 à la salle de conférence de l’Ordre des architectes de Côte d’Ivoire pour comprendre les motifs des derniers événements malheureux qui ont endeuillé notre pays. Quoi de plus normal pour eux d’être « armé » face à un sujet si sensible qu’est le terrorisme.

En effet depuis l’ attaque terroristes et meurtrière de Grand Bassam du 13 mars 2016, les médias nationaux et sociaux sont devenu des « racoleurs d’informations »; La RTI et les différentes Agences de Presse ne sont nullement arrivé à désaltérer les populations d’informations justes encore moins à les recadrer face à la menace  du recrutement parallèle pour « la cause du diable ».

C’est à juste titre que l’UNBCI, pour ne pas déroger à sa mission « démocratiser le blogging en Côte d’Ivoire » a voulu instruire son illustre auditoire du jour sur le rôle à jouer des nouveaux médias dans la lutte contre le terrorisme.

Dans son mot de bienvenue, Marck Anderson Amani le vice-président de l’UNBCI a indiqué que cette conférence était une modeste contribution de l’Union à la lutte contre le terroriste. cf: eburnietoday

Pour la représentante résidente de Konrad Adenauer Stifung, Mme Elke Erlecke, le terrorisme est un fléau qui touche toute la planète et qui mérite l’apport de tous pour combattre cette guerre qui passe aussi par internet et les réseaux sociaux. « C’est une action citoyenne pour notre fondation de soutenir cette initiative de l’UNBCI » a-t-elle ajoutée. cf: news.abidjan.net

 

unbci 15 avril terrorisme2

Crédit photo: UNBCI

 

Cette journée s’est déroulée autour de trois (03) sous thèmes.

Le premier sous thème  » Les organisations terroristes dans le monde et leurs ramifications en Afrique » a été animé par M. Sylvain N’Guessan, expert en gouvernance et justice transitionnelle. Il a affirmé que la chute du leader de la Jamahila Lybienne le Colonel Mouammar Kadhafi en 2009  a été l’élément déclencheur des différents mouvements terroristes en Afrique tels que DAESH, AQMI et le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) qui frappa la ville de Grand Bassam le mois passé. En ajoutant que leur principal mission c’est d’imposer la charia, il s’est demandé pourquoi ces différents groupes terroristes prospèrent ils en Afrique. Pour M. N’Guessan la réponse n’est rien d’autre que ces groupes armés « proposent » par la force de prendre le relais des Etats qu’ils trouvent absent. Notre premier orateur poursuit en indiquant que de 2006 à 2012, la Côte d’Ivoire a connu 16 attaques.  Après lui,  Israel Guebo Yoroba, Secrétaire Général Adjoint du REPRELCI chargé de la formation et de l’auto-régulation a développé de sous-thème « Que diffuser sur les réseaux sociaux en cas d’attaque terrorisme ? » Pour lui, il y a cinq (05) questions fondamentales que devrait se poser un rédacteur web :

1°/ Qui publie et pour qui ?

  • citoyen
  • journalistes
  • officiels

2°/ Publier quoi, pour QUOI ?

  • photos
  • videos
  • texte

Pourquoi ?

  • être le premier sur l’info
  • nécessité d’informer

3°/ Où publier, jusqu’où ?

  • Facebook
  • Twitter
  • Blog + site s’info + médias classiques
  • Urgent: respecter l’éthique, respecter la dignité humaine

4°/ Comment, Quand ?

  • regrouper l’information
  • vérifier l’information

Quand ?

  • en instantané (à chaud)
  • en décalé  (recommandé pour les journalistes)
  • à froid (recommandé pour les non journalistes pour limiter le risque de dérive et de diffuser la fausse rumeur)

Le dernier intervenant M. Mohamed Sylla met fin à la cérémonie avec le sous-thème « Comment protéger la jeunesse ivoirienne du recrutement des groupes terroristes  ? » Sa réponse à cette question a été sans équivoque. Il faut faut que la jeunesse ivoirienne soit citoyenne. Elle doit respecter les institutions étatiques. Il faut qu’elle soit éduquée pour dire NON à Boko Haram qui sous-tend de par sa signification que l’éducation est un péché. Avant de finir, il affirme que les médias ivoiriens ne jouent pas leur rôle à savoir celle d’informer la population sur les faits marquant de la société.

 

UNBCI 15 avril 2016

 

Qu’on( ils proposé comme solutions ?

Pour Sylvain N’Guessan, la solution  pour lutter contre le terrorisme c’est de luter d’abord contre l’oisiveté et le chômage. Il faut assurer l’avenir de la jeunesse.

Quant à Israel Yoroba Guebo, il est important pour les faiseurs su web de se former pour ne pas désinformer la population car une mauvaise information peut être source de conflit.

Mohamed Sylla suggère qu’on occupe les jeunes de façon saines et créer des emplois. En faisant cela, chacun fait sa part pour lutter contre le terrorisme; et si rien n’est fait, le terrorisme aura encore de longs jours dans la sous région.

 

Othniel Z.

 

 

 

 

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